Le syndrome

Combien de personnes sont-elles atteintes du SGT?

Étant donné qu’un bon nombre de personnes atteintes n’ont pas encore fait l’objet d’un diagnostic, il n’existe pas de statistiques officielles. Les études génétiques récentes laissent suggérer qu’une personne sur deux cents puisse en être atteinte, si les tics chroniques et les tics transitoires étaient comptés.

Comment classifie-t-on les tics?

On distingue deux catégories de tics causés par le SGT. En voici des exemples :

Tics simples :
Moteurs: cligner des yeux, sursauter de la tête, hausser les épaules et grimacer
Vocaux: se ''dérhumer'', japper et produire d’autres bruits, renifler, claquer de la langue

Tics complexes :
Moteurs: sauter, toucher les autres personnes ou les choses, sentir, faire des pirouettes et, bien que ceci se produit rarement, commettre des gestes pouvant infliger des blessures à soi-même, comme de se frapper ou de se mordre.
Vocaux: prononcer des mots ou des expressions ordinaires hors contexte, écholalie (répéter un son, un mot ou une expression qu’on vient juste d’entendre) et, dans de rares cas, coprolalie (prononcer des mots inacceptables en société).

Les tics et les mouvements apparentés, relatifs au SGT, peuvent se présenter de façon très diversifiée. Souvent, la complexité de certains symptômes rend perplexes la famille, les amis, les enseignants et les employeurs, qui trouvent difficile de croire que certains gestes ou paroles puissent être involontaires

Comment fait-on le diagnostic?

C’est en observant les symptômes et en évaluant l’histoire de leur évolution qu’on pose un diagnostic. Il n’existe aucune analyse sanguine ou radiographie, ni aucun test médical qui puisse déterminer la présence du SGT. Toutefois, un médecin peut demander un EEG, une tomographie axiale ou certaines analyses qui pourraient être confondues avec le SGT.

Comment soigne-t-on le SGT?

La plupart des personnes atteintes du SGT n’ont pas besoin de médication, car leurs tics ou leurs troubles de comportement ne causent pas d’invalidité considérable. Il existe toutefois des médicaments visant à diminuer les symptômes, si ceux-ci empêchent la personne de fonctionner normalement. Voici certains Ces médicaments les plus fréquemment prescrits : halopéridol (Haldol®), pimozide (Orap®), clonidine (Catapres®), clonazépam (Rivotril®) et nitrazépam (Mogadon®). Les stimulants, tels que le méthylphénidate (Ritalin®) et la dextramphétamine (Dexédrine®), qui sont prescrits pour diminuer l’hyperactivité, peuvent faire augmenter les tics temporairement et doivent être utilisés avec prudence. On peut maîtriser les symptômes obsessionnels et compulsifs au moyen de la fluoxétine (Prozac®), de la clomipramine (Anafranil®) et d’autres médicaments semblables.

La dose nécessaire pour obtenir un contrôle optimal des symptômes varie selon les patients et doit être bien ajustée par leur médecin. En général, on donne de petites doses, qui sont augmentées graduellement jusqu’à l’obtention d’une diminution maximale des symptômes et des effets secondaires. Ces effets consistent notamment en ce qui suit : fatigue, agitation motrice, augmentation de poids et repli sur soi-même. La plupart d’entre eux peuvent être diminués à l’aide des médicaments appropriés. La dépression et les problèmes cognitifs peuvent aussi nécessiter une diminution des doses ou un changement de médication.

Il existe également d’autres genres de thérapies qui peuvent aider les personnes concernées. La psychothérapie peut parfois aider les personnes atteintes du SGT et leur famille à aborder les problèmes psychosociaux associés au SGT. Des thérapies comportementales peuvent aider à remplacer certains tics par d’autres qui sont plus acceptables. Les techniques de relaxation et la rétroaction biologique (biofeedback) peuvent aider pendant les périodes de stress intense.

D’où provient le nom de «syndrome de Gilles de la Tourette»?

En 1825, un médecin du nom de Itard a signalé le premier cas de SGT dans des documents médicaux. Il s’agissait d’une description de la Marquise de Dampierre, une femme de la noblesse présentant des symptômes tels que des tics involontaires provenant de plusieurs parties de son corps et l’expression de sons divers, y compris l’écholalie et la coprolalie. La marquise a vécu jusqu’à l’âge de 86 ans et son cas a de nouveau été décrit en 1883 par le docteur Georges Gilles de la Tourette, soit le neurologue français en mémoire de qui le trouble a été nommé. Samuel Johnson, lexicographe, et André Malraux, écrivain français, sont parmi les personnes célèbres qui étaient probablement atteintes du SGT.

En plus des tics, quels autres problèmes les Tourette présentent-ils?

On distingue deux catégories de tics causés par le SGT. En voici des exemples :
Des obsessions qui consistent en des pensées répétitives non recherchées ou troublantes.
Des compulsions, qui incitent les gens à répéter certains gestes à plusieurs reprises, souvent de façon ritualisée et d’une manière bien précise. Par exemple, elles vont toucher un objet d’une main puis ensuite de l’autre pour «égaliser les choses», ou vérifier à répétition les ronds du poêle pour s’assurer qu’ils sont bien éteints. Certains enfants insistent pour que leurs parents répètent une phrase à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’elle sonne bien.
Le trouble du déficit de l’attention (TDA) ou le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (TDAH). Les enfants présentent souvent des signes d’hyperactivité avant l’apparition du SGT. On peut reconnaître le TDAH par ce qui suit : des difficultés de concentration, l’omission de terminer ce qu’on a entamé, ne pas sembler écouter, de la distractibilité, agir souvent sans réfléchir, être facilement accablé et frustré, passer d’une activité à l’autre sans arrêt, avoir besoin d’une grande supervision et la bougeotte constante. Les adultes atteints du TDAH peuvent présenter les symptômes suivants : un comportement compulsif exagéré, une faible concentration et le besoin de bouger constamment. Pour ce qui est du TDA, les symptômes comprennent tous ceux qui sont précités dans le cas du TDAH, à part ceux reliés à l’hyperactivité.
Des troubles d’apprentissage comme la dyslexie, la dyspraxie, la dysgraphie, des troubles perceptuels ainsi que des troubles liés à l’intégration visuelle/motrice.
Des troubles de comportement qui peuvent résulter des symptômes compulsifs et obsessionnels, des troubles de l’attention, une perte d’estime de soi secondaire au SGT et des difficultés scolaires.
Des troubles du sommeil incluant le somnambulisme, le fait de parler durant le sommeil ou de tarder à s’endormir et des réveils fréquents.
Des difficultés à maîtriser ses impulsions. Dans un tel cas, des rapports normaux peuvent rapidement dégénérer en des conflits majeurs, ce qui donne lieu à des comportements impropres allant de la simple indiscipline à la rage explosive, au caractère provoquant et à l’agression. Le tout étant souvent disproportionné par rapport à l'incident qui s’est produit.

Est-ce qu'il y a des rémissions?

Certains jouissent d’une rémission complète ou d’une amélioration sensible au début de l’âge adulte et ils vont de mieux en mieux en vieillissant. Le SGT n'affecte pas la longévité.

Est-il important de traiter rapidement le SGT?

Le traitement s’impose lorsque les symptômes dérangent ou sont effrayants. De tels symptômes peuvent provoquer des moqueries et du rejet de la part des autres élèves, des voisins, des enseignants et même de purs étrangers. Les parents peuvent être dépassés par l’aspect étrange du comportement de leur enfant. Il arrive que celui-ci soit menacé, exclu des activités familiales et isolé dans ses rapports sociaux normaux. De telles difficultés peuvent s’aggraver pendant l’adolescence, une période déjà difficile pour tous les jeunes et encore plus lorsqu’ils doivent aussi s’adapter à un trouble neurologique si particulier. Afin d’éviter des troubles psychologiques, un diagnostic et un traitement rapides s’imposent.

Le SGT a-t-il une incidence sur l’emploi?

Dans certains cas, cela se produit. Toutefois, la plupart des personnes atteintes présentent des symptômes bénins. Par ailleurs, un nombre croissant de personnes présentant des symptômes modérés ou graves ont très bien réussi dans des domaines aussi diversifiés que la médecine, l’ingénierie, le droit, le journalisme, les sports et l’informatique. Bien d’autres personnes suivent une formation dans un établissement collégial, que ce soit dans un domaine technique ou un métier.

Le SGT est-il un trouble héréditaire?

Les études génétiques indiquent que les tics, y compris le SGT, sont transmis par un gène dominant qui peut produire des symptômes différents chez divers membres d’une même famille. Une personne atteinte du SGT a une probabilité d’environ 50 % de transmettre le gène à l’un ou l’autre de ses enfants. Toutefois, ce gène peut se manifester par le SGT, par des tics mineurs ou par des symptômes obsessionnels et compulsifs sans aucun tic. On sait qu’il est courant de voir, dans les familles de SGT, une incidence plus élevée que la normale de tics mineurs et de symptômes obsessionnels et compulsifs.

Peut-on guérir le SGT?

On ne peut pas le guérir pour le moment.

Quelle est la cause de ces symptômes?

La cause exacte n’est pas encore connue. Des recherches récentes impliquent particulièrement un trouble du métabolisme d’au moins un produit chimique dans le cerveau (neurotransmetteur) appelé «dopamine». De plus, il est très probable que d’autres neurotransmetteurs, tels que la sérotonine, soient impliqués.

Quelles sont les ressources offertes à l’intention des familles ?

L’Association québécoise du Syndrome de la Tourette (AQST) dispose de groupes de soutien et de représentants au Québec pour venir en aide aux familles. Des rencontres locales permettent à ces familles de partager leurs idées et leurs impressions à l’égard de leurs problèmes communs. Les parents doivent constamment naviguer entre la compréhension et la surprotection. Ils doivent de plus décider si certains comportements de leurs enfants résultent de la maladie ou sont simplement impropres. Les parents doivent ensuite déterminer les mesures à prendre à cet égard. Ils doivent encourager l’enfant à maîtriser les symptômes socialement inacceptables, lorsque c’est possible, et à essayer de remplacer les symptômes socialement inacceptables par d’autres. Ils doivent favoriser le plus possible l’autonomie de leur enfant atteint tout en l’empêchant, avec douceur et efficacité, d’utiliser ses symptômes pour contrôler son entourage

Quels symptômes apparaissent en premier?

Les tics faciaux simples, comme le clignement des yeux ou des crispations de la bouche sont les plus fréquents au début. Toutefois, l’émission involontaire de sons, comme le fait de renifler ou de se dérhumer, ou des tics des membres, peuvent être les premiers symptômes. Parfois cela commence abruptement avec des symptômes multiples incluant des mouvements et des sons.

Qu’est-ce que le Syndrome de Gilles de la Tourette?

Le syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) est un trouble neurologique caractérisé par des tics (mouvements involontaires, rapides et soudains, ou expression de sons, qui se produisent de façon répétée et stéréotypée). Les symptômes comprennent ce qui suit :

Des tics moteurs multiples et un ou plusieurs tics vocaux occasionnellement pendant la maladie, mais pas nécessairement en même temps; les tics surviennent plusieurs fois par jour presque tous les jours ou par intermittence sur une période de plus d'un an; et une variation dans le nombre, la fréquence, le type et la localisation des tics ainsi que dans l'augmentation et la diminution de leur gravité; les symptômes apparaissent avant l'âge de 18 ans.

Même si les tics sont définis comme étant «involontaires», la plupart des personnes souffrant du SGT ont une certaine maîtrise de leurs symptômes. Toutefois, cette maîtrise, peut durer de quelques secondes à quelques heures selon les cas. Les tics sont perçus comme irrésistibles et, comme le besoin d'éternuer, ils doivent éventuellement être exécutés. Les personnes recherchent souvent un endroit isolé pour «laisser sortir» leurs tics après les avoir maîtrisés à l'école ou au travail. Il est habituel de voir une augmentation des tics lorsqu'il y a présence de tension et de stress (même si les tics ne sont pas causés par le stress) et une diminution en période de calme ou lors d'une activité exigeant une grande concentration.

Sur quoi les recherches actuelles portent-elles?

Récemment, on a intensifié les recherches en vue de comprendre comment la maladie était transmise d’une génération à l’autre. On cherche aussi à localiser le gène responsable du SGT. Un groupe international composé de scientifiques a fait progresser la recherche en constituant un réseau unique visant à communiquer leurs connaissances au sujet de l’aspect génétique du SGT. Des études de familles nombreuses (parentés) comportant de nombreux membres atteints du SGT nous permettront de comprendre davantage le SGT. Au même moment, des chercheurs continuent d’étudier des groupes particuliers d’éléments chimiques dans le cerveau, afin de mieux comprendre le syndrome et de lancer de nouveaux médicaments plus efficaces. On travaille également à la détermination de sous-groupes de personnes atteintes du SGT.

À l’école, les enfants atteints du SGT ont-ils des besoins particuliers?

Même s’ils ont un quotient intellectuel semblable à celui de la population en général, plusieurs de ces enfants nécessitent une aide particulière. Certains souffrent de troubles d’apprentissage qui, aggravés par le trouble du déficit de l’attention et les difficultés engendrées par des tics fréquents, peuvent nécessiter un soutien spécial en matière d’éducation. Les solutions suivantes s’avèrent souvent bénéfiques à cet effet : l’utilisation d’un magnétophone, d’une machine à écrire ou d’un ordinateur pour les problèmes de lecture et d’écriture, des examens sans limites de temps (dans une salle isolée si les tics vocaux causent des problèmes) et la permission de quitter la classe lorsque les tics deviennent hors de contrôle. Certains enfants ont besoin d’un soutien spécial, tel que le tutorat individuel.

Lorsque les difficultés à l’école ne peuvent être résolues, une évaluation en orthopédagogie s’impose. Tout enfant pour qui on reconnaît le besoin d’un programme spécial (plan d’intervention) a droit à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un tel programme par sa commission ou son conseil scolaire.

Information supplémentaires

Alimentation et syndrome de la Tourette

Alimentation et syndrome de Gilles de la Tourette

Le vendredi 10 mars 2006, nous avons eu le privilège d’avoir en deuxième partie de la rencontre du groupe de soutien de Montréal, après l’Assemblée générale annuelle de l’AQST, une conférence de madame Danielle L’Heureux, naturopathe, sur l’alimentation et l’hygiène de vie des personnes atteintes du syndrome de Gilles de la Tourette (SGT). En voici un résumé.

Plan alimentaire

Pour les personnes atteintes du SGT, comme pour toute personne normalement constituée, il est conseillé d’avoir une alimentation riche en légumes (7 par jour) et en fruits frais (3 par jour) et le plus souvent possible, biologiques (les pesticides et les insecticides utilisés dans la culture traditionnelle des fruits et légumes affectent notre cerveau). Il est préférable d’éviter tout ce qui contient des additifs alimentaires, des colorants et des agents de conservation et de privilégier une alimentation pauvre en protéines d’origine animale (inclure dans l’alimentation les protéines végétales, par ex. : les légumineuses, le soya, les noix, les graines et les algues). Inclure dans l’alimentation les glucides complexes : les légumineuses, les légumes-racines, les courges, les fruits et les céréales entières (sauf le blé) pour remplacer les sucres simples comme le sucre raffiné.
L’alimentation devrait être riche en vitamines du complexe B, en vitamine C, en minéraux tel que le calcium, le magnésium et le potassium, en oligo-éléments tel que le manganèse et le zinc, en antioxydants, en Omega-3, et en protéines de source végétale.
Les aliments à éviter sont : le sucre raffiné que nous retrouvons dans le pain blanc, les pâtes blanches, le sucre blanc, les sucreries, etc., les gras saturés, les huiles hydrogénées, les fritures, les charcuteries, le café, le thé (sauf le thé vert), les boissons gazeuses, l’alcool, le cacao, le chocolat, l’aspartame et le glutamate monosodique (MSG), le sel, le blé et ses dérivés (le blé est un allergène déclencheur pour l’angoisse et le TDAH, entre autres). On peut remplacer le blé par d’autres céréales : quinoa, millet, épeautre, avoine, kamut.
Une collation devrait toujours se composer de protéines, de glucides et de fibres.

Par exemple : des noix et un fruit. Il est préférable de ne pas boire de jus, car même les jus naturels contiennent beaucoup de sucre. Il faut boire de l’eau en abondance.
On peut se fier à la règle des trois V pour Variété (ne pas toujours manger les mêmes aliments), Vert (manger des aliments qui, par leur couleur, activent le processus de digestion qui commence dans la bouche par la salive et la mastication) et Vivant (des légumes et des fruits crus ou à peine cuits). Notre assiette devrait se composer de 2/3 de légumes et de 1/3 de protéines et de glucides.

Les vitamines dans l’alimentation
On retrouve le complexe B (général) dans la levure alimentaire, les céréales complètes, les graines de tournesol, les noix, le soya, les légumineuses, les champignons, le persil, le riz complet, le sarrasin, l’orge et les œufs. On suggère de prendre un supplément en gouttes Biostrath ou Redstar que l’on retrouve dans les magasins d’aliments naturels. Ce supplément est bénéfique autant pour les enfants SGT que pour les parents dont le système nerveux est très sollicité et épuisé.

B1 ou thiamine (levure alimentaire, riz brun, graine de tournesol, pignon, arachide avec la peau, fève de soya, etc.).
B3 ou niacine (levure alimentaire, riz brun, graine de tournesol, arachide avec la peau, blanc de poulet, dinde, thon, saumon, céréales entières, etc.).
B6 ou pyridoxine (levure alimentaire, graine de tournesol, thon, fève de soya, banane, avocat, poulet, riz brun, arachide avec la peau, etc.).
B9 ou acide folique (levure alimentaire, légumes verts, pois, choux de Bruxelles, fèves mung, pinto, de lima, de soya, fèves blanches, asperge, épinard, etc.).
B12 ou cobalamine (thon, saumon, hareng, œufs, viande (tous les aliments provenant des animaux contiennent plus ou moins de la B12).
La vitamine C (poivron rouge, brocoli, épinard, persil, famille des choux, cresson, feuille de betteraves, cerise, mangue, orange, pamplemousse, fraise, etc.).
Les minéraux
Le potassium (varech, graine de tournesol, amande, datte, figue, banane, pomme de terre, avocat, légumineuses, melon, kiwi, cantaloup).
Le magnésium, important pour les cellules du cerveau (varech, riz brun, avocat, amande, légumineuses, lentilles, levure alimentaire, tofu, épinard, brocoli, banane).
Le calcium (algues (aramé, hijiki, petit goémon), levure alimentaire, amandes, noix, graines, légumineuses, produits laitiers de vache ou de chèvre)

Les oligo-éléments

Le zinc (gingembre, pacane, noix du Brésil, jaune d’œuf, seigle, graine de citrouille, levure alimentaire, champignons).
Le manganèse (pacane, noix du Brésil, amande, orge, seigle, sarrasin).
Les Oméga-3
Il est suggéré de manger deux fois par semaine du poisson gras telle que la sardine, le maquereau, le hareng, le thon blanc et le saumon et de prendre un supplément les autres jours, telles que des graines de lin ou de chanvre moulues sur les céréales du matin ou dans un yogourt ou une cuillerée d’huile de ces graines le matin.

Les antioxydants

Toutes les fonctions vitales du corps humain (la respiration, la digestion, les activités physiques, etc.) entraînent la production de ce qu’on appelle les radicaux libres. Les antioxydants permettent à notre corps d’éliminer les radicaux libres qui sont responsables de sa détérioration.
On peut retrouver les antioxydants dans plusieurs nutriments telle que la vitamine A (huile de foie de morue, foie, jaune d’œuf, produits laitiers), la provitamine A (citrouille, carotte, courge orangée, cantaloup, patate douce, brocoli, etc.), la lutéine (tomate, melon d’eau, pamplemousse rose, abricot, épinard, brocoli), la vitamine B5 (gelée royale, céréales complètes, levure de bière, légumes verts), la vitamine B9 (haricots secs, épinard, légumes verts à feuilles, carotte, avocat, abricot, amande, jaune d’œuf), la vitamine C (papaye, mangue, agrumes, fraise, poivron vert et rouge, kiwi, asperges, raisin, petits pois, oignon, persil, navet), la vitamine E (graine de tournesol, noix, amande, huile de sésame, de soya, d’olive, olive, riz, produits laitiers).

La gestion du stress

Les personnes atteintes du SGT sont très sensibles au stress. Une vie calme et autant que possible sans stress devrait être privilégiée. Une routine quotidienne incluant de l’exercice, une bonne alimentation et une période calme avant de dormir serait idéale.
Des bains avec du sel de mer et quelques gouttes d’huile essentielle de lavande vraie ou officinale (Vera ou angustifolia) seraient bénéfiques pour le sommeil. Pour favoriser le sommeil, on peut appliquer 3 à 4 gouttes de cette huile sur le plexus solaire, les poignets ou la plante des pieds. Si l’enfant ne veut pas d’huile sur sa peau, on peut les appliquer sur sa taie d’oreiller. Mme L’Heureux suggère d’utiliser la lavande plutôt que la mélatonine.
Parmi les Fleurs de Bach, les gouttes « prunier myrobolan (cherry plum) » seront utiles pour équilibrer la psyché et favoriser l’estime de soi. Ces gouttes peuvent être sirotées dans un peu d’eau tout au long de la journée ou mises directement sur la langue (1 à 2 gouttes, 2 fois par jour pour les enfants ; 4 gouttes, 4 fois par jour pour les adultes). Elles peuvent être prises pendant une longue période et elles n’ont aucune interaction négative avec les médicaments. En situation d’urgence, lors de crise, on peut prendre le mélange « Rescue ».
Pour calmer, on peut donner la tisane de cataire à raison de ½ à 1 cuillérée à thé de plante par tasse d’eau chaude, infusée de 5 à 10 minutes ou en gouttes (teinture-mère). La quantité est de 1 goutte par année d’âge, de 1 à 5 fois par jour. Le dosage pour les adultes est de 20 gouttes maximum, 1 à 5 fois par jour. La cataire peut potentialiser ou prolonger l’effet sédatif de certains médicaments. Pour l’effet de réconfort, il y a aussi le chocolat noir à 70 % et tous les fruits secs.
La relaxation, la visualisation et les exercices de respiration permettront à l’enfant de se détendre. On peut faire faire à l’enfant une visualisation guidée ou lui faire faire des exercices de respiration consciente en gonflant le ventre.

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Ratio lié au sexe

 

Il y aurait 3 hommes pour 1 femme atteinte du syndrome Gilles de la Tourette.

Prévalence

Selon le DSM-IV-TR, la prévalence est de 5 à 30 enfants sur 10000 et de 1 à 2 adultes sur 10000. Cependant, depuis approximativement 10 ans, plusieurs études ne considèrent plus le syndrome Gilles de la Tourette comme un trouble rare et que cette proportion ne respecte plus la réalité.

Selon l'endroit, la prévalence peut varier. De nombreuses études épidémiologiques estiment une proportion entre 0.1% et 2% de la population seraient atteintes du SGT. Au Québec, aucune donnée réelle n'existe concernant le nombre de personnes atteintes du SGT étant donné que les statistiques sont compilées par les actes médicaux. Aucun d'entre eux n'est spécifique au SGT. (MSSS, 2004)

Les chercheurs s'entendent pour parler d'une prévalence d'une personne sur deux cents atteintes du SGT. Concrètement au Québec, si nous tenons compte du dernier recensement de 2006 de Statistiques Canada, a une population de 7,5 million d'habitants et il y aurait approximativement 37500 personnes atteintes du SGT.

Il semblerait de plus y avoir une histoire familiale chez ces personnes, mais ceci est une hypothèse car il y a peu d'information sur la génétique et autres.